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Jeanne et Martial forment un couple comme il en existe beaucoup : mariés jeunes, ils se sont aimés plus ou moins et ont élevé quatre enfants pour qui ils ont tout sacrifié. Les années ayant passé, l'ennui s'est peu à peu installé et, à la veille de fêter leur quarantième anniversaire de mariage, ils se rendent compte que continuer cette relation achèverait sans doute de tuer en eux toute étincelle de vie. D'un commun accord, ils décident de se séparer. Si cette rupture se fait, de leur côté, à peu près cordialement, il en est tout autrement chez leurs enfants qui réagiront, chacun à sa manière, parfois très fermement.

 

" De ces événements, dit Denis Monette, naîtra alors la question : des parents, rendus au déclin de leur vie, peuvent-ils décider seuls de la façon d'entamer les derniers sentiers ? Devraient-ils consulter leurs enfants avant de prendre certaines grandes décisions ? Et ces derniers devraient-ils avoir voix au chapitre ? Plusieurs personnes se reconnaîtront sans doute dans Jeanne et Martial, ou reconnaîtront certains de leurs proches. "

 

Par un si beau matin est une chronique de conflits familiaux, comme seul Denis Monette est capable de le faire. Chaque personnage, entier dans ses forces et ses faiblesses, s'inscrit de manière indélébile dans notre mémoire : le bouillant et injuste Roger, le sensuel Sylvain, si mal marié, Carole, la pingre, Julie, la préférée de son père, à jamais à la recherche du grand amour, et enfin Jeanne et Martial, deux êtres vulnérables, craintifs et résignés, à l'orée de leur nouvelle vie l'un sans l'autre.

 

 

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Abandonné à sa naissance en 1882 et recueilli par la maîtresse de piano du village, Jean-Baptiste Rouet ne profitera que quelques années de sa mère adoptive qui, hélas! décède prématurément. Passant de l'orphelinat à des maisons d'accueil, il subira de multiples déboires. Débardeur à Montréal, il fait la connaissance de Mignonne Turin, fille de notaire, qu'il épousera en 1903 malgré le mépris de son beau-père. Soutenu par l'amour de sa femme et des enfants qui viendront, Baptiste, comme l'appelle Mignonne, tente de trouver sa voie en dépit d'un vice chronique, l'abus de boisson.

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'est par une simple lettre que Mathilde Authier, trente-huit ans, une femme comblée par l'amour, apprend que son conjoint a décidé de mettre fin à vingt ans de mariage heureux et paisible... trop paisible. Gilbert a rencontré une femme qui exerce le même métier que lui et part vivre sa liberté avec elle. Cette rupture déchirante et sournoise fait de Mathilde une femme blessée qui se soumet à son triste sort, malgré les pressions de son entourage. Remontant seule la pente du désespoir, elle se dévoue corps et âme pour la chorale dans laquelle elle chante et, à la faveur d'un nouveau travail, elle se laisse peu à peu séduire par un médecin, Daniel Primard. Un an plus tard, alors qu'elle refait peu à peu sa vie, elle apprend que Gilbert a quitté sa maîtresse et que, livré à son tour à lui-même, il éprouve des remords. Ce choc aura-t-il pour effet de remettre en question le nouveau bonheur de Mathilde? Saura-t-elle résister à celui qui l'a si lâchement abandonnée?

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Robert Landreau, 57 ans, reçoit de son médecin un cruel diagnostic. Homme d'affaires prospère, il refuse tout traitement, se retire de l'entreprise et se réfugie dans sa luxueuse résidence de Vimont. Cachant son trouble, il annonce à Solange, son épouse, qu'il souffre d'un surmenage.

 

Seule avec lui, au fil des jours, celle qui s'est tue depuis trente ans déverse peu à peu le fiel de son ressentiment sur ce mari qui s'est voulu le seul maître à bord de leur vie familiale.

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Narcisse Des Oeillets, jeune médecin de quartier, épouse en 1929 Marguerite Fougère, à cause d'une idée folle surgie lors de leur rencontre : ensemencer un jardin où les fleurs seraient identifiées aux prénoms de leurs enfants à venir. Ainsi se succèdent Rose, Iris, Violette et Jasmin. Déséquilibré, plus horticulteur que médecin, le docteur Des Oeillets élève ses quatre enfants dans une discipline sévère. A l'âge adulte, ces derniers, tour à tour, se rebellent.

 

Rose, handicapée, a maille à partir avec ce père dérangé. Iris, au contraire, le manipule au point d'en devenir sa « fleur » préférée. Violette le déteste et le défie carrément. Jasmin finit par lui échapper en perpétuant, non sans difficulté, le nom si précieux qu'il porte. Car le docteur Des Oeillets, dans sa démence, a fait jurer à ses filles de ne jamais se marier - et donc perdre leur nom -, sous peine d'être déshéritées. De là, une intrigue peu banale se tisse au rythme de chapitres débordant d'incidents.

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Gervaise, veuve à vingt-deux ans d’Auguste Mirette, le boulanger du quartier, rencontre par un curieux hasard Nicolas Delval, un avocat de renom, qui s’en éprend dès qu’il l’aperçoit tellement elle est belle. Empressé, il fait tout pour la revoir. Puis, follement amoureux, il annonce la nouvelle à sa famille de Westmount. Ses parents comme ses deux soeurs sont offensés de le voir fréquenter une veuve d’un quartier populaire. Faisant fi de leurs commentaires, Nicolas épouse secrètement Gervaise et tente de l’intégrer au sein de la bourgeoisie dont il fait partie. Mais la jeune femme est mal acceptée par cette famille qui la regarde de haut, surtout Charlotte et Josiane, ses belles-soeurs,qui la méprisent et la rejettent dès son arrivée. Le temps passe, l’amour semble résister à toutes les embûches, jusqu’à ce que le couple en vienne à se détruire et à se séparer. Gervaise, de nouveau seule, s’engage alors dans un chemin qui la conduira elle ne sait où… Dans les bras de Jean-René, le neveu de son mari ? Ou dans ceux d’un autre ? Ce qu’elle ne cherche pourtant pas, se contentant de l’amour de sa propre famille et de son travail pour noyer son chagrin. Mais le destin, une fois de plus, en décide autrement…